Vous avez tapé « alopécie » dans un moteur de recherche parce que vos cheveux tombent, et vous êtes tombé·e sur un mot qui recouvre en réalité cinq maladies très différentes, avec des causes, des évolutions et des traitements qui n'ont rien à voir entre eux. Une plaque nette apparue en trois jours n'est pas un dégarnissement progressif des golfes. Une chute diffuse trois mois après un accouchement n'est pas la même chose qu'une perte localisée après une coiffure trop serrée. Or le bon traitement dépend entièrement du bon diagnostic : traiter une pelade comme une alopécie androgénétique — ou l'inverse — ne fonctionne simplement pas.
L'essentiel en un coup d'œil — l'alopécie n'est pas une maladie mais une famille de cinq mécanismes distincts : androgénétique (la plus fréquente, progressive), pelade (auto-immune, en plaques), effluvium télogène (diffuse, le plus souvent réversible), de traction (mécanique, évitable) et cicatricielle (destruction définitive du follicule). Ce guide vous aide à situer votre cas avant de consulter — il ne remplace pas le diagnostic d'un médecin.
À lire aussi
Qu'est-ce que l'alopécie, exactement ?
Le terme médical « alopécie » désigne toute perte de cheveux ou de poils anormale, partielle ou totale, temporaire ou permanente. Il ne faut pas la confondre avec la chute physiologique quotidienne : perdre entre 50 et 100 cheveux par jour fait partie du cycle normal de renouvellement du follicule pileux — ce n'est que lorsque cette perte dépasse durablement ce seuil, ou qu'elle dessine une zone dégarnie visible, qu'on parle d'alopécie [1].
Dans le langage courant, « calvitie » est souvent utilisé comme synonyme d'alopécie. C'est inexact : la calvitie ne désigne qu'un seul type d'alopécie, la forme androgénétique. Les dermatologues distinguent les alopécies selon deux critères principaux : leur répartition (localisée en plaques, ou diffuse sur tout le cuir chevelu) et l'état du follicule (intact et capable de repousser, ou définitivement détruit et remplacé par du tissu cicatriciel) [1].
Les 5 grands types d'alopécie, côte à côte
Ce tableau résume les repères qui permettent de s'orienter avant une consultation — aucun ne remplace un examen clinique.
| Type | Comment ça se voit | Cause | Réversible ? |
|---|---|---|---|
| Androgénétique | Dégarnissement progressif des golfes/vertex (homme) ou de la raie (femme) | Sensibilité héréditaire des follicules à la DHT | Se stabilise sous traitement, ne se guérit pas |
| Pelade | Plaque(s) nette(s), ronde(s), sans cheveu, apparue(s) en quelques jours | Maladie auto-immune | Imprévisible : repousse spontanée possible, récidives possibles |
| Effluvium télogène | Chute diffuse sur tout le cuir chevelu, sans zone dégarnie franche | Choc physique ou psychologique (accouchement, fièvre, stress, carence, arrêt d'un traitement) | Le plus souvent oui, en quelques mois |
| De traction | Perte localisée aux zones de tension (tempes, racine) | Coiffures/tensions répétées (tresses serrées, extensions, chignon tiré) | Oui si prise en charge précoce ; peut devenir cicatricielle si négligée |
| Cicatricielle | Zone lisse, sans orifice pileux visible | Destruction active du follicule (inflammation, maladie auto-immune, traumatisme) | Non — la repousse sur la zone détruite est impossible |
Sources : Dermato-INFO (Société Française de Dermatologie) [1] et MSD Manuals, édition professionnelle [3].

Comment savoir de quel type il s'agit ?
Avant tout examen médical, trois questions simples permettent déjà de s'orienter :
C'est une plaque nette et ronde ?
Apparue en quelques jours, sans rougeur ni démangeaison marquée, sur une zone auparavant normale → oriente vers une pelade.
C'est un dégarnissement progressif ?
Golfes qui reculent ou vertex qui s'éclaircit chez l'homme, raie qui s'élargit chez la femme, sur des mois voire des années → oriente vers une alopécie androgénétique.
C'est une chute diffuse et récente ?
Sur tout le crâne, apparue 2 à 3 mois après un évènement (accouchement, fièvre, choc, arrêt d'un traitement) → oriente vers un effluvium télogène.
Deux situations plus rares méritent une attention particulière : une perte concentrée sur les zones où la coiffure tire (alopécie de traction), ou une zone devenue lisse sans le moindre orifice pileux visible même au fort grossissement (alopécie cicatricielle, une urgence relative — plus le diagnostic est tardif, plus la destruction du follicule est étendue).
Alopécie androgénétique : la plus fréquente, de loin
C'est le type qui touche le plus de monde : environ 15 % des hommes sont concernés dès 20 ans, 30 % à 30 ans, et un homme sur deux à 50 ans. Chez la femme, la forme androgénétique touche environ une femme sur cinq à 40 ans, avec un schéma différent (raie qui s'élargit plutôt que golfes qui reculent) [2]. C'est la seule forme d'alopécie que Kernel prend en charge directement, via le minoxidil et le finastéride sur prescription. Le guide complet, avec les stades et ce que les traitements font réellement : alopécie androgénétique, à quel stade êtes-vous ? — et pour comparer les deux traitements de référence : minoxidil ou finastéride ?
Pelade : quand ce n'est pas du tout la même maladie
La pelade (alopecia areata) n'a aucun lien mécanique avec la calvitie : c'est une maladie auto-immune, où le système immunitaire attaque par erreur les follicules pileux, provoquant une ou plusieurs plaques nettes. Son évolution est imprévisible — repousse spontanée, récidive, ou forme étendue — et ses traitements ont beaucoup évolué depuis 2023. Kernel ne traite pas la pelade (elle relève d'un suivi dermatologique spécifique), mais un article dédié explique comment la reconnaître et ce que les données récentes montrent sur son évolution : pelade : symptômes, causes et traitements.
Effluvium télogène : la chute qui se corrige souvent d'elle-même
C'est la forme la plus fréquemment confondue avec l'alopécie androgénétique, alors que son mécanisme est opposé : au lieu d'un affaiblissement progressif et localisé des follicules, un choc bascule brutalement un grand nombre de cheveux en phase de repos, qui tombent ensemble 2 à 3 mois plus tard. La bonne nouvelle : elle est le plus souvent réversible une fois la cause identifiée et corrigée. Les déclencheurs les plus courants ont chacun leur article dédié sur les mécanismes spécifiques : post-partum, ménopause, stress, et une cause hormonale à ne pas manquer chez la femme jeune : le SOPK.
Piège fréquent — une chute qui touche le cuir chevelu de façon inégale, avec des démangeaisons et des squames, n'est pas forcément une alopécie : c'est parfois une dermite séborrhéique du cuir chevelu, une inflammation cutanée qui se traite très différemment.
Alopécie de traction et alopécie cicatricielle : les formes qu'on peut souvent prévenir
L'alopécie de traction résulte d'une tension mécanique répétée sur le cheveu — tresses serrées, extensions, chignons tirés au quotidien. Prise à temps, elle est réversible en supprimant la tension. Négligée pendant des années, elle peut évoluer vers une forme cicatricielle, où le follicule est définitivement détruit [3].
L'alopécie cicatricielle, quelle que soit sa cause (inflammation, maladie auto-immune, traumatisme), correspond à une destruction active du follicule pileux, remplacé par du tissu fibreux : la repousse n'est alors plus possible sur la zone atteinte. C'est la seule des cinq formes où le facteur temps joue contre le patient de façon irréversible — d'où l'intérêt de ne pas attendre pour consulter face à une zone qui devient lisse.
Peut-on avoir plusieurs types d'alopécie en même temps ?
Oui, et c'est une raison supplémentaire de ne pas se fier à une seule ressemblance visuelle. Un cas clinique publié en 2025 décrit une patiente de 48 ans présentant simultanément une pelade, un effluvium télogène et une alopécie cicatricielle, déclenchés par une chirurgie et une perte de poids importante. Les auteurs rappellent que les patients ne correspondent pas toujours à un diagnostic unique, et qu'un examen minutieux — histoire médicale, trichoscopie, parfois biopsie — reste nécessaire pour ne pas passer à côté d'une des formes en présence [4]. C'est une situation qui reste rare, mais elle illustre pourquoi l'auto-diagnostic a ses limites.

Ce que Kernel peut faire — et ce qu'il ne fait pas
Par honnêteté : Kernel prend en charge l'alopécie androgénétique, la forme la plus fréquente, avec le minoxidil et/ou le finastéride sur prescription médicale, après évaluation de votre situation. La pelade, l'alopécie cicatricielle ou une chute diffuse liée à une carence relèvent d'un diagnostic et d'un suivi dermatologique ou généraliste spécifique, hors du périmètre de traitement de Kernel. Le questionnaire médical sert justement de premier point de tri : si le médecin estime que votre cas ne correspond pas à une alopécie androgénétique, il ne prescrit pas et vous oriente vers la prise en charge adaptée — c'est la garantie de remboursement intégral en pareil cas.
Un médecin inscrit à l'Ordre évalue votre situation en ligne et vous oriente vers la bonne prise en charge.
Kernel
Prêt à commencer votre traitement ?
Ordonnance en 48h, livraison discrète à domicile.
Questions fréquentes
Sources
- Tout savoir sur l'alopécie — Dermato-INFO (Société Française de Dermatologie) — Dr Léna Ronjat (14 avril 2026)
- Comprendre l'alopécie et ses causes (prévalence) — Dermato-INFO (Société Française de Dermatologie) (10 avril 2026)
- Alopécie — édition professionnelle — MSD Manuals (janvier 2026)
- Three types of alopecia in one patient: a case report — PMC (National Library of Medicine) (2025)
Cet article a une visée informative et ne remplace pas une consultation médicale. Les traitements évoqués sont des médicaments soumis à prescription : seul un médecin peut établir un diagnostic et décider d'un traitement adapté à votre situation. Les résultats varient selon les individus et ne sont pas garantis. En cas de symptôme ou de doute, consultez un professionnel de santé.
Retour au guide santé


